Un p'tit moment que j'ai pas mis les pieds par ici. Facebook a remplacé les blogs, c'est comme ça. Longtemps que je n'ai pas posé de mots sur mes pensées. Il était peut être temps de revenir au final, peut importe s'il n'y a plus personne pour me lire. On se plaint toujours que le temps passe trop vite, qu'on n'a jamais le temps de profiter des choses, on aimerait parfois que le temps s'arrête pour savourer l'instant. Moi même, je me suis lamentée de la fuite inévitable du temps qui glisse sans qu'on puisse l'arrêter. Mais putain, le temps semble vraiment s'être figé. Avance, foutu temps, fais voler les heures, comme avant, fais valser les journées, fais moi perdre la tête, comme tu l'as si souvent fait. Mais non. Les aiguilles résonnent lourdement dans ma tête. Les secondes, elles, résonnent comme des heures interminables. Avance, putain de temps. J'suis comme dans un couloir dont on ne voit pas le bout. Si je claque des doigts, les choses changeront tu crois ?
Morgane me manque. J'ai envie de lire Camille de Peretti et forcément, on a toujours envie des choses qu'on n'a pas sous la main. Ils me manquent tous. Tout ceux qui ont bâti ma vie jusqu'ici. J'me sens seule et faudrait me cogner la tête contre les murs, parce que c'est naze d'être aussi égoïste. Parce que c'est naze de se sentir dénaturée, écartelée.
[...] J'attends.