Pourquoi les gens qui s'aiment sont ils toujours un peu rebelles ?

Pourquoi les gens qui s'aiment sont ils toujours un peu rebelles ?
Cher Dieu,

Il me semble que j'ai cru en toi. Je t'adressais quelques prières, quelques voeux et je croyais vraiment que tu pouvais contribuer à mon bonheur. Je croyais vraiment que t'allais faire de moi une fille bien. Tu sais moi je crois à ce qu'on me dit. On m'a dit, Dieu est bon, Dieu fait des miracles, alors je me suis dit, comme une gamine de 8 ans, que le miracle ici, c'était d'être heureux dans cette foutue vie. Que si je croyais à ton existence dur comme fer, j'aurais peut être le droit d'y gouter. J'croyais que t'étais cette putain de main qui nous relève à chaque chute et dont on me parlait tant.
Et regarde moi, regarde nous, les être que tu as soi disant créer. Regarde nous nous ravager, et comprends que ça me foute quelques doutes sur ton existence.
Je sais pas si tu existes au final, personne ne le sait, et on ne le saura probablement jamais. Et à vrai dire ça ne change rien, avec ou sans toi, le ciel est bleu, les bombes explosent et le monde est toujours le même.
Mais j'ai besoin de croire en quelque chose.

Anaïs.

# Posté le lundi 20 avril 2009 15:30

Modifié le mardi 11 août 2009 08:06

Je sais plus si je cicatrise ou si je pisse encore le sang

Je sais plus si je cicatrise ou si je pisse encore le sang
Je sais pas si c'est normal, d'avoir toujours le coeur trop lourd. Il fait trop froid dans cette putain de vie. Mais secouez moi, regardez moi dans le fond d'mes yeux vaincus et criez, criez, criez...
" Mais regarde toi, et vis bordel, vis! Toi tu peux. Arrête de faire ton écorchée vive, arrête de te croire toute seule, arrête de pleurer, elles sont fausses ces larmes qui coulent sur tes foutues joues. Et puis arrête ton mélodrame, tu veux toujours faire comme dans les livres, t'es pas croyable. Arrête de lire, sors de ton monde, et de ce putain de trou que t'as creusé toi même et dans lequel tu t'es jeté. Ouvre les yeux. Regarde un peu autour de toi, t'as vu comme ça bouge ? Toi t'es là, immobile, comme si le temps s'était arrêté. Mais le temps ne s'arrête pas. Vis, effrontément, insolemment, salement, peut importe, mais vis, par pitié..."

J'ai plusieurs facettes, selon les gens. Je ris, parfois trop. Je pleure, parfois sans pouvoir m'arrêter. Je ne veux plus grandir. Je veux bloquer le temps, là, ou même revenir en arrière, à mes 8 ans, quand j'avais moins de noeuds dans les cheveux, quand j'étais innocente, pétillante.


# Posté le lundi 06 avril 2009 17:25

Modifié le jeudi 24 septembre 2009 14:02

Usé par les hommes Par le bruit qui rend fou Usé par la vie Par les hurlements Usé par le silence Usé par le vent Usé par l'oubli On oublie pourtant Qu'un jour on s'est aimé, Qu'un jour on a vécu, Que la vie est passée, Que le passé n'est plus Qu'un jour on s'est aimé Que ce jour n'est plus Qu'une postérité Noyée dans l'inconnu Usé par un monde Qu'on ne comprends plus Qu'on a jamais compris Mais qu'il continue A tourner encore A tourner toujours plus A faire tourner la tête A nos âmes perdues A nos coeurs qui appellent Et hurlent au secours Mais non y a plus de ciel Et non, y a plus d'amour Et plus que des troupeaux Des vendus, des vautours Des vendeurs de merveilles Des joueurs de tambours

Usé par les hommes Par le bruit qui rend fou  Usé par la vie  Par les hurlements Usé par le silence  Usé par le vent Usé par l'oubli  On oublie pourtant  Qu'un jour on s'est aimé,  Qu'un jour on a vécu, Que la vie est passée, Que le passé n'est plus Qu'un jour on s'est aimé Que ce jour n'est plus  Qu'une postérité  Noyée dans l'inconnu  Usé par un monde  Qu'on ne comprends plus   Qu'on a jamais compris  Mais qu'il continue  A tourner encore  A tourner toujours plus   A faire tourner la tête    A nos âmes perdues  A nos coeurs qui appellent   Et hurlent au secours   Mais non y a plus de ciel   Et non, y a plus d'amour    Et plus que des troupeaux   Des vendus, des vautours     Des vendeurs de merveilles    Des joueurs de tambours
On est tous des champions, allez pleure pas, ravale moi ces foutues larmes, essuie tes belles joues rondes.
Y'a des portes qui se ferment et d'autres qui s'ouvrent. C'est réducteur mais c'est un peu ça. Tu le sais bien, on est vivants tant qu'on est inconscients. Le rêve est permis. Je sais c'que tu vas me dire. A quoi bon s'efforcer de marcher en équilibre dans un monde qui se tord et qui s'en fout ?
Je sais que t'étouffes, je te sais opressée, perdue. Je te sais à bout de souffle, usée par tout. Je sais que toi, t'essaies de rester sur la corde, où tu dois avancer pas à pas, avec le grand vide en dessous, sans les mains, sans les yeux, sans les lèvres, sans le coeur.
Je sais que tu crèves de pas exploser. Je sais que t'as mal, et j'ai mal pour toi. Je sais que tu serres la gorge, les doigts, les phalanges et je te sens presque contre mes tempes.
Ne te détruis pas petite princesse. On recollera les morceaux, t'en fais pas. Y'a des gens sans coeurs qui ont piétiné le tien mais dans un monde qui crève, y'a toujours de l'espoir pour ceux qui le méritent. Et tu fais partie de ces gens là.
Ne te détruis pas jolie princesse, je t'aime.
On est tous des champions allez pleure pas...



DORIANE (L)

# Posté le lundi 01 décembre 2008 15:08

Modifié le lundi 10 août 2009 10:23

Si j'dis que j'ai le coeur en arc-en-ciel, c'est que j'ai envie de voler.

On a définitivement perdu les pédales. Je suis sure que les mots ont une histoire. Ils explosent, se gribouillent, s'amusent, se rusent. Les mots c'est tout. Les mots réparent tout. Ecrire c'est déverser indéfiniment tout ce qui s'entasse sur le coeur et le cerveau. Ecrire c'est refaire le monde, le redessiner pour le faire devenir comme on voudrait qu'il soit. Moi j'ai envie d'un monde où les gens ne savent pas pleurer. Dans mon monde les gens n'auraient fait que rire, c'est tout, on aurait pas su quoi faire d'autres de toute façon. C'est con, hein. De vouloir transformer les coeurs en mousse au chocolat, les bouches en sourire permanents, et les sentiments en caramels fondants. Les idéaux se défenestrent. Les écrire, ça les maintient ici, là où tout se crée.. Les mots c'est l'issue des rêves. Les écrits sont des poèmes face au monde aseptisé. Les mots sont des particules d'émotion qui se bousculent et qui s'envolent, qui tourbillonent. Je crèverai le jour où les mots n'auront plus d'importance. On écrit les rires, on écrit la vie et on écrit nos larmes. J'aime écrire, je m'y fonds. Je préfère écrire. C'est un peu lâche, mais je vous emmerde. Le monde devient une farandole de petits bonhommes à la tête rigolote qui se tiennent la main, comme sur tous les dessins que les enfants font. J'écris peut être parce que j'ai pas appris à parler. Les sons sortent de ma bouche de façon déraisonnée, déraisonnable. Les mots coulent sur mes doigts comme le temps qui s'enfuit.

# Posté le samedi 29 novembre 2008 16:21

Modifié le jeudi 24 septembre 2009 14:04